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jeudi 14 mars 2013

Un cadeau pour moi ?

Et oui, il y a quelques jours, j'ai eu la surprise de voir en arrivant au travail que j'avais reçu un cadeau : une belle imprimante toute neuve, rien que pour moi :)
Bon, je n'ai pas encore eu l'occasion de l'essayer, mais je suis certaine qu'elle fonctionne bien.

Bonne journée

lundi 17 octobre 2011

Un nouveau départ

J'avais oublié ce que ça faisait, de marcher dans la nuit, dans le froid, d'attendre le bus "pourvu qu'il ne soit pas déjà passé", d'attendre le train "pourvu qu'il ne soit pas trop en retard". J'avais oublié ce que ça faisait, mais c'est revenu très vite.
Vite pointer la carte de transport, vite s'accrocher à n'importe quoi parce qu'à cet arrêt de bus, juste après qu'il a redémarré, il y a un tournant, si tu n'as pas attrapé une barre de transport assez vite, tu perds l'équilibre. Vite descendre du bus, tout le monde est pressé "bonne journée, monsieur le chauffeur, à ce soir". Vite monter dans le train pour trouver une place assise, enfin apparemment dans ce sens et àa cette heure, il n'y a pas beaucoup de monde... Et surtout, surtout, ne pas rater son arrêt parce qu'on est trop occupé à dormir rêvasser en l'occurence écrire.

Et puis il y a l'inédit. La gare qu'on ne connaît pas, c'est quelle sortie, une chance sur deux... Ah, raté, c'était l'autre évidemment. Marcher vite, vite, pour ne pas être en retard... Le premier jour, ce serait bête. Ouf, juste à temps. "bonjour madame, je suis nouvelle". "Oui, on vous attendait, le professeur va venir vous chercher."

Présentation à la classe, rapide, au total on est 7. Récupération des photocopies des cours précédents. Distribution des emplois du temps. Et nous voilà partis pour 4h d'économie, à écrire sous la dictée. Enfin, 4h, c'était compter sans le clown de la classe qui prend un malin plaisir à entraîner la prof dans des conversations interminables, mais heureusement, encore un peu dans le sujet... Parfois... Si on cherche bien.

Dring dring, la sonnerie de midi... Une heure au total pour quitter l'école, aller jusqu'au centre commercial (15 mn), faire la queue à la cafétéria (30 mn), manger (10-15 mn) et revenir (15 mn)... Comment ça, ça fait plus qu'une heure ? Je sais bien, c'est pour ça que les garçons qui tenaient à manger une pizza sont arrivés en retard en anglais... Billets de retard, les enfants, comme au collège.

Anglais, rien à en dire, si ce n'est que c'est la première fois que j'ai un prof homme en langues. Exemple de sujet d'examen avec son corrigé. Répondre aux questions en reformulant le corrigé.

Et ensuite, c'est là que ça se gâte : introduction à la comptabilité. Pas de résumé pour moi, je prends le train en marche... Les exercices sont logiques, mais quand j'en comprends un, on ajoute une difficulté de plus... J'essaye... Mais je n'ai aucune idée de ce que je fais... Mais ça devrait aller mieux une fois que j'aurais lu les cours du début.

Puis enfin, dring, dring, 17h, tout le monde dehors, on retourne à la gare, on remonte dans le train, et à l'arrivée, pas de bus, il arrive un peu plus tard... Alors je remonte à pieds, et quand je croise le bus qui descend, je l'attends à l'arrêt suivant.

Demain, essai de trajet en bus direct... Plus rapide ? Plus lent ? On verra...

mardi 11 octobre 2011

Voici venu le temps... de mes derniers extraits de caisse

Monsieur paye un petit quelque chose à 9 euros et quelques. Là, en théorie, c'est facile, on rend un billet de 10 plus les centimes qui font bien... Mais monsieur n'est pas d'accord avec ça, monsieur vient de dépenser 2500 euros et a passé la journée dans le magasin, alors monsieur a faim et monsieur veut de la monnaie pour le distributeur. Il pousse même la discourtoisie jusqu'à se pencher sur ma caisse ouverte pour voir ce que je peux lui donner. Et bien sûr, monsieur se fiche de vider mes pièces de 1 euro (forcément, à coup de 10 d'un coup, le rouleau se vide vite) et de me laisser bloquée avec le client suivant auquel je ne peux plus rendre la monnaie.

Monsieur paye ses cartons de carrelage par chèque, je lui prête gentiment mon stylo pour qu'il remplisse son talon. Et là, horreur et stupéfaction, monsieur écrit à la ligne "objet" : CARLAGE. Mes yeux souffrent.

"Ca vous dérange pas si je vous donne un peu de monnaie ?" Ben si, un peu quand même, c'est moi qui les recompte à la fin... Ah, des pièces de 2 euros, je veux bien, ça c'est utile. Et hop, 70 euros en pièces de 2. Et le compartiment est rempli.

Un client avec sa baguette plastique de 3m de long, après avoir réglé : "Bon, maintenant je vais aller couper ça, parce que sur la moto, ça ne va pas être pratique." Et là, le flash ! Joutes médiévales, chevalier en armure, sur sa moto, fonçant vers son adversaire en brandissant une "clé de finition" (et oui, je connais des mots savants... Par contre, aucune idée de l'utilité). Allez essayer de garder un peu de sérieux en accueillant le client suivant :)

Et voilà, c'est fini. Fini parce qu'après 10 mois de bons et loyaux services, je quitte la caisse pour ne jamais y revenir pour reprendre des études (Moi qui croyais en avoir terminé avec les devoirs).
Trois ans de comptabilité en alternance, avec à la clé, un nouveau projet professionnel : passer le diplôme, et après quelques années d'expérience, me diriger vers l'Education nationale et le concours d'ADAENES, qui me permettra de devenir gestionnaire d'établissement.
Ya plus qu'à...

vendredi 17 décembre 2010

Extraits de caisse

- Ca se voit que vous êtes nouvelle, vous êtes encore plus aimable que les autres caissières...

- Oups, je me suis trompé de code. (à son ami) J'étais en train de regarder la demoiselle, je ne peux pas me concentrer sur deux choses à la fois...

- Dites, ce produit que vous avez passé au début du chariot, il est où maintenant ? (ben j'en sais rien moi, qu'est-ce que vous en avez fait ? Non, je ne l'ai pas dit... Mais je l'ai pensé très fort... On cherche partout, par terre, dans le chariot, à gauche, à droite... Soudain la caissière d'à côté, qui vient de faire un tour de ramassage "C'est moi qui l'ai pris, ça traînait par terre, il est rangé avec les produits à remettre en rayon.")

- Votre code postal s'il vous plaît ?
- 91220.
- C'est Brétigny ? (ben oui, il y a deux villes avec le même code, c'est pratique... mais comme Brétigny est le plus courant...)
(la demoiselle de 5-6 ans) - Comment elle a su, la dame ?

(Une cliente qui arrive avec un pot de peinture et un nuancier) - A votre avis, cette couleur ira mieux avec celle-ci ou avec celle-là ?
- euh... Disons celle-ci, ça fera plus de contraste...
(à son mari) - Ah, tu vois, elle est d'accord avec moi ! :)

Deux caisses ouvertes l'une en face de l'autre... Un client arrive... L'une ou l'autre ? Dur dur... Il hésite... La gentille collègue : "Allez voir l'autre, elle est mieux, elle est célibataire." (Mais comment elle sait ça, elle ? C'est quand même pas marqué sur mon front ?!)

lundi 29 novembre 2010

Extraits de caisse

1er jour toute seule :
Deux responsables de caisse en face de moi... très grands tous les deux... peut-être vingt centimètres de plus que moi... "Ca se passe bien, la caisse ? Ca va, tu n'es pas trop impressionnée ?
Je me sens toute petite à côté d'eux, j'ai envie de rire, je ne crois pas qu'ils se soient rendus compte de la situation "Non, ça va."

2e jour toute seule :
Ouh là là, comment on agrafe les annulations à la feuille de caisse ? Il y en a une qui m'a dit "annulations devant au milieu" et une autre "derrière à gauche"... J'écoute qui ? Au moins, pour les avoirs, elles sont d'accord, c'est devant à droite.

3e jour toute seule :
"bip... bip... 170 euros, monsieur... Euh... Vous n'avez pas un billet plus petit par hasard ?"
"Allô l'accueil, j'aurais besoin de beaucoup, beaucoup de monnaie pour rendre sur un billet de 500 euros..."
Et à la fin :
Retour à l'accueil pour rendre mes sous avant de partir.
La responsable : "Ca s'est bien passé ?"
Moi : "Oui, plutôt bien."
Elle : "Ben oui, ça s'est bien passé, tu n'as pas fait d'erreur de caisse."
Manquerait plus que je ne sache plus compter... Et puis d'abord, comment elle sait ça ?


Sans compter les nombreux :
"Allô, j'ai un client qui a changé d'avis, vous pouvez m'annuler le produit ?"

(au client) "Vous l'avez pris dans quel rayon ? Plomberie ? (mon petit papier, c'est quoi le numéro de la plomberie ?) Allô, j'ai un... un... (c'est quoi, ça, d'abord ?) truc sans code-barre, vous pourriez venir voir ?"

"Oups, c'était pas le bon bouton."

"Allô, j'ai un monsieur qui veut payer à moitié en espèces et à moitié en carte, je fais comment ?"

Et cet après-midi, en m'accroupissant à côté d'un chariot pour scanner un gros produit... Crac... le genou... J'ai cru que je ne m'en relèverais pas... Un peu plus tard, un deuxième gros produit... Crac... ouille ouille ouille...

lundi 22 novembre 2010

Premier jour comme caissière

Ca y est, je ne suis plus au chômage, je rentre de ma première journée de boulot.

A 10h, j'arrive, je rencontre Clara* qui me fait signer mon contrat et plein d'autres papiers, qui me donne ma tenue, mon badge pour biper les horaires, mes superbes chaussures de sécurité et un cadenas pour mon casier, qui me fait visiter les coulisses du magasin, puis qui m'installe devant un ordinateur pour la formation théorique de sécurité.

A 13h, j'ai enfin fini. On me dit "Tu rejoins Gaétan* à l'accueil à 14h pour la visite du magasin." Sauf que c'est Gaétan*-de-la-sécurité que je dois rejoindre, et pas Gaétan*-de-l'accueil comme j'avais compris au départ... En attendant, je mange... soupe au potiron... miam...

A 14h, je vais à l'accueil et je dis à Gaétan*-de-l'accueil :
- J'ai rendez-vous avec Gaétan*-de-la-sécurité.
- Il est dans son bureau, va le rejoindre.
Je retourne dans les coulisses... Personne... J'attends, j'attends encore... Pas que je n'apprécie pas d'être payée à rien faire, mais bon... Enfin, Gaétan*-de-la-sécurité arrive, désolé, il était en réunion... Petite visite, puis il me ramène à Gaétan*-de-l'accueil :
- On t'a dit que tu ferais quoi, après ?
- Je sais pas, on m'a pas dit (il y a eu des petits moments comme ça, où je me suis quand même demandée ce que je faisais là).
- Plouf, plouf, je vais te mettre avec cette caissière...

Et voilà, je me retrouve en caisse, à regarder une ancienne qui m'explique tout et qui, du coup, mets deux fois plus de temps à encaisser chaque client. Et d'un seul coup... "Tu veux essayer ?"
Ben, j'en ai pas spécialement envie, mais bon, faut bien que je m'y mette, je suis là pour ça après tout.

"Bonjour monsieur... bip...bip...bip... (euh... là on appuie sur "total") 27,95 €... (euh, comment il paye... ah il sort la carte bleue, c'est facile... euh "carte"... "ok"... euh deux tickets pour lui, un pour moi, et c'est fini)... Votre code postal ?...Bonne soirée."

Finalement c'est facile...
Aïe, c'est quoi, ça ? Un avoir ? Et Comment ça marche ? Et elle, elle veut une facture... Et pourquoi la machine à remplir les chèques ne veut pas fonctionner quand c'est moi qui le mets dedans ? Et zut, à court de monnaie (allô, on pourrait avoir des pièces de 1 s'il vous plaît ?)... Des articles sans code-barre... Il faut retenir tous les codes du magasin ("T'inquiète pas, ça vient à force de les revoir"... Moi je veux bien, mais faut déjà les reconnaître, les articles, avant de retenir le code qui va avec)...
Ouf, 18h... Bonne soirée tout le monde... "Je sais, monsieur le vigile, je dois ouvrir mon sac... Vous voyez, il est plein de bazar, mais rien qui vienne d'ici."

Trois heures de caisse, et je suis vidée... J'ai mal aux jambes et au dos... La faute aux chaussures... J'ai perdu l'habitude d'être à plat... Tiens, je vais aller me coucher...

Bonne nuit

* Les noms utilisés sont bien sûr des pseudonymes et le revendiquent haut et clair.